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BASES PUBLICATIONS 13 rue Camille Desmoulins La revue de référence des professionnels de la veille et de l'IA. |
Quand la course à la publication menace la qualité scientifique : le cas Hindawi et la rétractation record de 2022
Dans un texte récent « Mesures et démesures de la publication scientifique », le mouvement « Ouvrir la science » attire l’attention sur l’augmentation très rapide , voire exponentielle, du nombre d’articles scientifiques publiés. Elle considère qu’elle n’est plus compatible avec le maintien de la qualité scientifique et la confiance dans les résultats obtenus par le minutieux travail de la relecture par les pairs.
Si les éditeurs « classiques » augmentent leur catalogue dans des proportions « raisonnables », ce billet cite trois éditeurs qui sont Frontiers, MDPI et Hindawi en remarquant la très forte croissance du nombre d’articles qu’ils publient. Cette forte croissance est liée, en particulier, à la publication de numéros spéciaux, notamment en 2022.
Retractation Watch signale, pour sa part, que Hindawi a retracté plus de 8 000 articles rien que pour l'année 2022, ce qui semble constituer un record. Wiley qui avait racheté cet éditeur en 2021 a décidé de ne plus utiliser la marque Hindawi et de ne garder que les quelques revues « irréprochables » de cet éditeur.
On notera que les auteurs des 8 000 articles retractés n’ont à peu près aucune chance de récupérer l’APC (article processing charge) qu’ils ont payé pour la publication de leur article.
14 000 articles retractés sur arXiv depuis 1991: WithdrarXiv les analyse
Un article très intéressant vient de paraître sur le site de preprint arXiv.
Il présente et analyse un ensemble de 14 000 articles publiés dans arXiv et rétractésdepuis l’origine d’arXiv en 1991 jusqu’à septembre 2024.
Ces articles rétractés sont accompagnés des commentaires liés à la rétractation. De plus, les auteurs ont classé les raisons des rétractations en 10 catégories :
- Factual/methodological/other critical errors in manuscript
- Incomplete exposition or more work in progress
- Typos in manuscript
- Self-identified as “not novel”
- Administrative or legal issues
- ArXiv policy violation
- Subsumed by another publication
- Plagiarism
- Personal reasons
- Reason not specified
Autre remarque intéressante : les rétractations sont relativement fréquentes dans le domaine médical, par contre, elles sont rares, voire absentes dans le domaine informatique.
Le zapping de François Libmann du 6/12/24 : Un nouveau guide sur les « repositories de confiance » et une base de données des deals immobiliers
Un nouveau guide sur les « repositories de confiance »
Ce nouveau guide propose une liste de « repositories de confiance dans différents domaines de recherche avec une évaluation de leur conformité avec les règles du Programme cadre Horizon Europe qui couvre, rappelons-le, la période 2021 à 2027.
Naviguer parmi les exigences concernant la science ouverte de l’ "Horizon Europe Model Grant Agreement" (MAGA) peut être difficile pour les chercheurs.
Le guide leur donne des recommandations pour sélectionner le(s) « repository/ies où déposer leurs résultats de recherche, en précisant que cela n’est pas un « liste blanche » ni une validation.
Cette démarche s’inscrit dans la promotion de la science ouverte et doit favoriser la collaboration entre chercheurs en Europe et plus largement.
La nouvelle édition du guide recense 241 « repositories » dont 186 ont été jugés dignes de confiance. La liste sous forme de tableau Excel avec de nombreux critères est accessible ici.
Parmi les mieux cotés, on signalera notre HAL national et l'Européen Zenodo.
Une base de données des deals immobiliers
CFNEWS IMMO publie en continu des informations très détaillées sur les deals immobiliers, essentiellement en France. Ces informations forment la matière première d’une base de deals qui regroupe plus de 6 500 opérations. La description de ces opérations est extrêmement détaillée, constituant autant de critères utilisables pour rechercher dans la base de deals.
Les deals immobiliers dont il est question ici sont exclusivement des deals professionnels. Une offre d’essai de huit jours est proposée pour se familiariser avec le site et le tester.
Le zapping de François Libmann du 5/11/24 : Open AI se confronte à Google, Judilibre continue son développement, et le Collège de France lance une application mobile
Open AI se confronte à Google
Open AI vient d’annoncer le lancement de son outil de recherche en ligne baptisé ChatGPT Search.
Nul doute que, si l’outil est vraiment fiable, - et il n’y a pas de raison qu’il ne le soit pas – cela ne sera pas sans conséquence sur l’énorme part de marché que Google détient dans la recherche sur le Web.
Judilibre va continuer à se développer
La Cour de Cassation au sein de laquelle est développée Judilibre, annonce que les décisions des tribunaux de commerce seront chargées avant la fin de cette année.
Rappelons que Judilibre a vocation à proposer en open access l’ensemble des décisions de justice rendues en France.
Le Collège de France sur votre smartphone
La prestigieuse institution vient de lancer l’application « Library Mobile » pour smartphone qui donne accès à une série d’informations et de services tels que l’accès à Omnia, le catalogue des douze bibliothèques et du service des archives. Il permet aussi, en particulier, de suivre les cours du Collège de France sur ses chaînes YouTube et de lire les derniers billets du blog Colligere.
PLOS propose un nouveau type d’article
PLOS est un éditeur de publications en open access essentiellement dans le domaine biomédical.
Les articles qu’il publie sont classés en différents types tels que « research article », « short report », « consensus view » ou « perspective », une ventilation dont le niveau de détail est peu fréquent.
Cet éditeur vient d’innover avec la création d’un nouveau type d’article baptisé « essay » proposé dans ses publications PLOS Climate, PLOS Global Public Health, PLOS Mental Health et PLOS Water.
Ces « essays » sont des articles de prise de position, en particulier sur des sujets politiques d’intérêt régional ou sectoriel.
Ces articles de 3 à 4 000 mots sont supposés pouvoir être lus par des non-spécialistes.
À titre d’exemple, un des essais récemment chargés traite des lacunes politiques dans le traitement des maladies pulmonaires post-tuberculose.
Ludenso : de l’image 2D à la réalité augmentée en 3D
La société norvégienne Ludenso créée à Oslo a toujours travaillé sur la réalité augmentée. Son projet : révolutionner l’éducation avec cette technologie.
Les chercheurs de la société ont un jour, en faisant une démonstration dans une classe, eu la révélation du potentiel de la réalité augmentée dans l’éducation.
En effet, après avoir transformé les images en 2D des manuels scolaires avec de la réalité augmentée, ils ont pu mesurer que 82 % des étudiants estimaient que cela améliorait/facilitait leur apprentissage.
Ces transformations d’images sont particulièrement bien adaptées pour des images d’organes (le muscle cardiaque ou des structures moléculaires par exemple) ; il est en effet possible de zoomer, de changer l’angle de vision permettant de beaucoup mieux s’approprier la description de l’objet.
Au-delà des manuels scolaires, des accords ont été passés avec des éditeurs tels que Cambridge University Press, Sage et plus récemment Karger Publisher, un éditeur suisse de revues et livres scientifiques et médicaux.
À cette occasion, dans la présentation de cette nouvelle collaboration on apprend que l’auteur se voit facturer 299 $ l’option de passer en réalité augmentée jusqu’à trois figures.
Cette innovation est tout à fait intéressante, même si on ne peut pas dire qu’elle ait atteint aujourd’hui une grande notoriété.
Zapping Veille du 27/09/24: une banque de données des évidences scientifiques pour les politiques, une nouvelle remise en cause des éditeurs scientifiques, le phénomène des auto-citations
Une banque de données des évidences scientifiques pour les politiques
Des scientifiques veulent créer une banque de données des « évidences » à destination des politiques.
En effet, si le nombre de publications scientifiques ne cesse de croître, elles ne sont, en général, pas destinées à être utiles à la prise de décisions, car ce ne sont pas des synthèses opérationnelles. Deux institutions britanniques, l’ESRC (Economic and social Research Council) et la fondation caritative WELLCOME vont investir respectivement 9,2 et 45 millions de £ sur cinq ans pour produire une banque de données et des outils qui aideront à synthétiser des recherches.
NATURE, 21 septembre 2024
Une attaque contre les grands éditeurs scientifiques
Lucina Uddin, une professeure américaine spécialisée en neuroscience, porte plainte contre six grands éditeurs scientifiques, espérant la transformer en « class action ».
Elle leur reproche de violer les lois antitrust en empêchant un auteur (grâce à une entente, affirme-t-elle) de proposer son article à plusieurs publications en même temps, ce qui ne les incite pas à publier rapidement ces articles. D’autre part, elle considère que la pratique consistant à ne pas payer les évaluations par les pairs (peer reviews) peut s’analyser comme une fixation illégale de prix.
Des auto-citations plus élevées dans 12 pays
Dans un article paru dans PLOS ONE, Alberto BACCINI et Eugenio PETROVICH ont analysé les pourcentages d’auto-citations des auteurs d’articles scientifiques dans 50 pays sur la période 1996-2019.
Si la tendance générale est à la baisse des auto-citations, douze pays font exception : Italie, Colombie, Égypte, Indonésie, Iran, Malaisie, Pakistan, Roumanie, Fédération de Russie ; Arabie Saoudite, Thaïlande et Ukraine.
Ces exceptions semblent être liées, d’après les auteurs, au fait que dans ces pays, le nombre de citations a une influence très directe tant sur la carrière que le salaire des chercheurs.
Zapping Veille du 6/09/24 : Clarivate, Elsevier, et Deloitte innovent avec des solutions IA dans la recherche et l'information numériques
CLARIVATE VEUT RÉVOLUTIONNER LA RECHERCHE AVEC SON ASSISTANT IA POUR WEB OF SCIENCE
Clarivate vient de lancer son assistant de recherche utilisant l’IA générative pour améliorer/optimiser les recherches sur Web of Science Core qui offre 92 millions de références de notices de documents publiés depuis le début du 20° siècle dans tous les domaines de la science avec un accent mis sur les sciences naturelles.
Cette interface a été testée depuis décembre 2023 par plus d’une dizaine de centres de documentation dans le monde utilisateurs de Web of Science.
Nous publierons une « review » détaillée dans le prochain numéro de BASES.
ELSEVIER OUVRE UN CENTRE D'INFORMATION GRATUIT SUR LE MPOX EN RÉPONSE À L'URGENCE SANITAIRE MONDIALE
Elsevier ouvre un accès libre aux éléments cliniques et de recherche concernant le MPOX, la nouvelle maladie potentiellement contagieuse à propose de laquelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une Urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) le 14 août 2024.
MOONLIT.AI DE DELOITTE : UNE PLATEFORME IA INNOVANTE POUR LA RECHERCHE JURIDIQUE EUROPÉENNE
Moonlit.ai est un spin-off lancé aux Pays-Bas du cabinet Deloitte, un réseau international de cabinets d’audit.
C’est un outil de recherche et de veille sur les jugements et les décisions juridiques prononcées dans 18 des États membres de la Communauté européenne plus le Royaume-Uni, la Commission Européenne, le Conseil de l’Europe et les Nations Unies. L’utilisation de l’intelligence artificielle permet le multilinguisme, la réalisation de résumé et d’analyses.
Zapping Veille du 30/08/24 : Open access par SPRINGER, référentiels de recherche en France, et intégration d'ARTstor dans JSTOR
L’ÉDITEUR SPRINGER A DÉCLARÉ QUE DÉSORMAIS 44 % DES ARTICLES QU’IL PUBLIE SONT EN OPEN ACCESS
Il présente dans un rapport ses actions en faveur de l’open access déclarant en particulier : « Nous aidons les auteurs de plus de 200 pays à publier en libre accès dans plus de 600 revues entièrement en libre accès et plus de 2 100 revues hybrides, dont Nature Communications, la revue scientifique multidisciplinaire en libre accès la plus citée au monde, et Scientific Reports, la plus grande revue en libre accès au monde (par le nombre d’articles ».
LES RÉFÉRENTIELS DE STRUCTURES DE RECHERCHE EN FRANCE
Le ROR est un référentiel ouvert et mondial des structures de recherche proposant des données sur plus de 110 000 structures. Il a été lancé en 2019 et succède au Global Research Identifier Database. Une curation des données françaises est en train de se mettre en place. Au niveau français, les référentiels des structures sont par exemple :
- le RNSR [Répertoire National des Structures de Recherche géré par le MESR],
- IdRef - [Identifiants et Référentiels pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche, géré par l’ABES]
- ou encore AuréHAL [Accès Unifié aux références de HAL – structure gérée par le CCSD].
Sources : LaLIST et Université de Grenoble Alpes
LA PLATEFORME JSTOR INTÈGRE LE CONTENU D’ARTSTOR DIGITAL LIBRARY
JSTOR est une bibliothèque numérique qui donne accès au contenu de milliers de revues académiques. Astor Digital Library est une base de données offrant plus de 2,5 millions d’images destinées à l’éducation et à la recherche dans les domaines de l’art, de l’architecture, des sciences humaines et des sciences sociales.
Zapping Veille du 23/08/24 : une avancée des artistes contre l’IA copieuse, les 7 règles pour des mots de passe sécurisés en 2024, et règlements de censure éditoriale dans 22 pays
LES ARTISTES GAGNENT UNE BATAILLE CONTRE L'IA QUI UTILISE LEURS OEUVRES
D’après le Hollywood Reporter du 13 août 2024, les artistes viennent de remporter une grande victoire dans le litige qui les oppose à la société Stable Diffusion qui propose une IA générative d’images.
Ils lui reprochent d’utiliser leurs créations sans autorisation pour entrainer son moteur d’IA. Un juge américain a considéré leur plainte comme recevable. D’autres sociétés pourraient être inquiétées.
LE CASSE-TETE DES MOTS DE PASSE
CARTOGRAPHIE DES RÈGLEMENTS ET LOIS RÉGISSANT LA CENSURE ÉDITORIALE DANS 22 PAYS
Les motifs de censure des écrits, que ce soit pour la presse ou les livres, sont définis par chaque pays en fonction de ses contextes historique, culturel et philosophique.
Un blog de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis présente un rapport sur les lois et régulations en matière de censure dans 22 pays, imposées par les gouvernements pour des raisons de sécurité nationale, de moralité publique, ou de protection des enfants. Ce rapport met en lumière les divers enjeux stratégiques liés à l'accès à l'information dans ces différents contextes nationaux. Le document peut être téléchargé directement.
« Publish or Perish », un jeu de société inspiré de la recherche académique...
« Publish or Perish » est une expression très courante dans les milieux universitaires et de la recherche.
Elle signifie que sans un flux suffisant d’articles publiés dans de « bonnes revues », la carrière d’un chercheur est sérieusement compromise.
Cette préoccupation des chercheurs concernant la publication de leurs articles est une constante dans une carrière et elle est très souvent évoquée, en particulier dans le milieu de la recherche. Elle fait souvent aussi l’objet de polémiques.
L’expression « Publish or Perish » est, en effet, très fréquemment utilisée, et ce, depuis longtemps, si l’on en juge par le nombre de réponses affichées par Google, à savoir 964 000, même si l’on sait que l’on ne pourra pas toutes les visualiser. Le serveur Dialog quant à lui annonce que 19 400 documents contiennent l’expression, documents que l’on peut, en théorie, effectivement visualiser.
Peu d’expressions couramment employées, surtout dans le milieu professionnel, en particulier si elles sont quelque peu polémiques, deviennent le prétexte d’un jeu de société. C’est pourtant ce qui est en train d’arriver avec cette expression. En effet, d’après la publication bien connue NATURE, un psychosociologue américain du nom de Max BAI a lancé en bêta un jeu s’appelant « The Publish or Perish game ».
Ce jeu de société centré sur la publication académique — ce qui est très original — ressemble au bien connu et historique Monopoly, à ceci près que le vainqueur est celui qui a obtenu le plus grand nombre de citations d’articles qu’il a publiés. Mais tout cela se passe de façon caricaturale, le plagiat étant possible, voire encouragé, de même que le sabotage des actions des chercheurs concurrents au moyen de dénigrement ou en leur faisant subir des restrictions budgétaires.
Nous ne résistons pas au plaisir de citer les titres de certains de ces articles improbables :
« Unpacking the Aerodynamics of Flying Pigs », « Why Dogs Follow You Into the Bathroom: Insights into Canine Codependency » ou encore « The economics of Santa Claus: an analysis of infinite resource management ».
Ce jeu peut tout à fait séduire le grand public, mais les éléments satiriques auront une résonance particulière pour ceux qui auront passé suffisamment de temps dans le milieu universitaire.
D’après l’article de Nature dans lequel nous avons trouvé cette information, le jeu sera en vente dans quelques mois sur la plateforme Kickstarter. Pour être informé du lancement effectif du jeu, vous pouvez vous inscrire ici.
Un recensement mondial des publications disponibles en ligne
Fulltext Sources Online recense depuis de très nombreuses années les publications du monde entier disponibles en texte intégral sur au moins un agrégateur, parmi les 17 qu’il prend en compte.
Il n’y a plus qu’une édition annuelle au lieu de deux précédemment, mais il y a une version en ligne librement recherchable, les détails des publications étant réservées aux abonnés.
Quelques chiffres
Un total de 64 636 publications sont recensées dont 467 françaises (BASES et NETSOURCES en font partie), mais 1 928 en français, tandis qu’il y a une publication en occitan et trois en islandais.
Sans surprise, pour les titres en français, plus de 80 commencent par Journal, plus de 70 par Revue, 28 par ECHO ou L’Echo, 17 par La Lettre, etc.
On notera l’absence d’agrégateurs de presse européens tels que ADAY pour la France, GBI Genios pour l’Allemagne, Swissdox pour la Suisse et Belga pour la Belgique.
Leur prise en compte aurait conduit à largement dépasser le nombre actuel de publications recensée.
Zapping Veille du 12/07/2024 : Clarivate réévalue l'impact des citations, l'OCDE ouvre ses données, les recherches scientifiques anciennes peuvent toujours être pertinentes
Quand les informations scientifiques anciennes sont toujours d’actualité
Nous signalons ici un post très intéressant sur le site de CLARIVATE : “'Sleeping beauties’: Yesterday’s findings fuel today’s research breakthroughs”
Valentin Bogorov, l’auteur, explique en se basant sur de nombreux exemples que l’art antérieur récent ou les connaissances les plus récentes ne sont pas nécessairement les plus intéressantes à prendre en compte dans la recherche.
Les exemples qu’il cite proviennent de domaines très différents. Il illustre son propos avec l’évolution des citations d’un article publié en 1948 intitulé “An Approach Toward a Rational Classification of Climate” écrit par Charles W. Thornthwaite, un éminent géographe et climatologue américain qui a peu retenu l’attention jusqu’à l’année 2 000. À aujourd’hui, il a été cité plus de 5 900 fois par des chercheurs de 143 pays, sachant que plus de 90 % des citations sont postérieures à l’an 2000.
Suspension du facteur d’impact pour 17 publications : Clarivate sanctionne les autocitations
CLARIVATE est l’éditeur du Journal Citation Reports. Il produit le facteur d’impact (Impact Factor) qui est calculé par une formule qui prend en compte le nombre de citations des articles d’une publication.
Bien qu’il soit controversé, le facteur d’impact est l’indicateur de la notoriété d’une publication le plus utilisé actuellement. Il contribue, en particulier, à évaluer la qualité du travail des chercheurs.
Pour l’édition 2024, 17 publications ont perdu leur facteur d’impact à cause d’une suspicion de manipulation des citations. Il leur est reproché, en particulier, d’avoir abusé des autocitations.
Toutes les données, publications et analyses de l’OCDE sont désormais accessibles gratuitement
Grâce à La licence Creative Commons CCBY 4.0, l’OCDE adopte un modèle libre d’accès. Le site offre un catalogue de près de 30 000 éléments consultables, téléchargeables et partageables.
Auto-News – un agrégateur de news intelligent à base d'IA
20 juin 2024 - Résumé généré par IA à partir de l'article original de Korben (Auto-News – L’agrégateur de news qui vous permet d’éviter le « bruit »)
- 🚀 Agrégateur automatisé : Auto-News rassemble vos sources favorites (tweets, RSS, YouTube, articles web, Reddit, notes perso).
- 🤖 Analyse IA : L’IA analyse, résume et trie le contenu rapidement, ne gardant que l’essentiel selon vos intérêts.
- 🗂️ Organisation : Créez une page Notion, ajoutez vos tokens, et Auto-News organise vos contenus en dossiers et bases de données.
- 📱 Sources personnalisées : Indiquez vos flux RSS, comptes Twitter et Reddit favoris pour personnaliser les contenus.
- 🎥 Transcriptions vidéo : Générez des transcriptions pour vidéos YouTube et articles web pour une lecture rapide.
- 📝 Listes de tâches : L’IA crée des listes de tâches à partir de vos notes et réflexions.
- 💻 Compatibilité : Fonctionne sous Linux ou MacOS, avec Docker pour le déploiement, et une interface Notion accessible sur iPhone, Android ou navigateur.
Rechercher des articles de presse : les Netflix de l’info vont-ils faire flop ?
Il y a quelques années, les kiosques numériques comme Cafeyn, E-presse ou encore Pressmium s’annonçaient comme l’avenir de la presse française et se voyaient déjà comme les Netflix ou Spotify de l’information.
Avec un tarif très abordable et la possibilité d’accéder en un seul et même endroit à de très nombreux titres de presse française et internationale, ils avaient, sur le papier, tout pour séduire les personnes à la recherche d’articles de presse ou souhaitant mettre en place une veille d’actualités. Sur le papier seulement…
Aujourd’hui, force est de constater qu’on est très loin du compte et que le soufflé semble retomber. Les kiosques numériques sont-ils en perte de vitesse ? Quelles solutions existe-t-il aujourd’hui pour rechercher des articles de presse et mettre en place une veille « médias » ?
Retrouvez-nous à Documation 2024
🔔 [SAVE THE DATE DOCUMATION] 🔔
Nous vous donnons rendez-vous sur le stand E75 lors du salon Iexpo-Documation, qui se tiendra du 19 au 21 mars prochain.
📣 Ne manquez pas notre atelier gratuit : "Faut-il externaliser sa veille ?"
Animée par Anne-Marie Libmann, Directrice des Opérations et Aurélie Vathonne, Responsable Pôles Veille & Formation chez FLA CONSULTANTS;
Dans un monde en constante évolution, la veille stratégique est devenue un outil essentiel pour rester compétitif. Mais se pose la question : faut-il externaliser cette fonction ?
Animé par notre équipe d'experts chevronnés, cet atelier est spécialement conçu pour les professionnels et les directions désireux de comprendre les tenants et aboutissants de cette démarche.
Ensemble, nous explorerons les avantages de l'externalisation de la veille tout en abordant les défis à relever pour une mise en œuvre efficace.
Animée par Anne-Marie Libmann, Directrice des Opérations, FLA CONSULTANTS
Intervenants :
Ne manquez pas cette opportunité unique d'enrichir vos connaissances et d'échanger avec des spécialistes du domaine. Réservez dès maintenant votre place et venez découvrir comment la veille externalisée peut propulser votre entreprise vers le succès !
Nous avons hâte de vous retrouver à cet événement incontournable de l'industrie de la gestion de l'information et de la veille stratégique !
Aidez-nous à façonner les Bases & Netsources de demain : participez à ce sondage.
Chères lectrices, chers lecteurs,
Nous lançons ce grand sondage destiné à tous nos abonnés et lecteurs réguliers ou irréguliers, afin de recueillir des informations précieuses sur vos besoins, vos préférences et attentes. Cela nous permettra de réévaluer notre ligne éditoriale et de créer des contenus qui répondent à vos besoins spécifiques.
Merci de votre participation !
L’actualité sous l’angle de la veille et de la recherche d’info - Brèves de veille de février
Au sommaire de ce numéro, 3 actualités soigneusement sélectionnées qui pourront avoir un impact sur les professionnels de l’info, veilleurs et analystes à court ou moyen terme.
Google SGE met en avant des pages habituellement absentes de la première page
IST et IA – Le passage à l’indexation automatique dans Medline et Pubmed : 47% des articles contiennent désormais des erreurs
L’essor des newsletters locales
SEARCH - Google SGE met en avant des pages habituellement absentes de la première page
Une récente analyse d'Authoritas sur Google SGE (la fonctionnalité d’IA de génération de réponses directement intégrée en haut des résultats de Google mais qui n’est pas encore disponible en Europe) a révélé que les réponses générées par SGE ne correspondent presque jamais (dans 93.8% des cas) aux liens des 10 premiers résultats de recherche organique.
Pourquoi c’est intéressant :
Cela pourrait donc permettre à des sites habituellement mal référencés ou en tout cas absents du top 10 d’être plus visibles. Et par extension, pour le professionnel de l’information de voir des pages et sites pertinents qu’il n’avait pas nécessairement l’habitude de voir apparaître. Mais attention à ne pas se réjouir trop vite : SGE vient tout juste d’arriver et personne ne sait encore quelles sont les techniques et méthodes pour réussir à bien s’y positionner. Quand ce sera le cas, il est possible que les sites habituellement bien référencés reprennent tout simplement leur position de leaders…
Toujours est-il qu’il y a quand même une tendance générale à vouloir mieux faire émerger des contenus de qualité, mais peu visibles :
- Cela rappelle ce que nous évoquions dans la précédente newsletter avec l’actualité « Google et X (Twitter) veulent mieux mettre en valeur les trésors du Web » ;
- Et toujours dans cette même veine, au mois de décembre dernier, Google avait annoncé qu’il allait mettre plus souvent dans les premiers résultats les sites que l’on visite souvent, sites qui sont donc pertinents pour nous, mais pas obligatoirement champions du référencement.
Et sinon, on peut continuer à utiliser les méthodes des professionnels des informations pour aller dénicher des pépites et trésors sur le Web :
- Sourcing, de la théorie à l’épreuve de la pratique
- Comment enrichir son sourcing grâce à Google Sheets, Airtable & les autres ?
- Identifier des podcasts pour sa veille
- Sourcing : comment détecter des médias réellement nouveaux ?
- Veille internationale : comment trouver des sources en langue étrangère ?
IST et IA – Le passage à l’indexation automatique dans Medline et Pubmed : 47% des articles contiennent désormais des erreurs
On s’intéressera maintenant à une présentation qui a été faite lors de la conférence annuelle 2023 de l’association des bibliothèques de la santé du Canada et dont le support vient d’être récemment mis en ligne à propos de l’usage de l’indexation (MeSH) par IA dans Medline.
On rappellera que dans Medline et PubMed, les articles sont indexés avec un système de mots-clés hiérarchisés appelé MeSH (Medical Subject Headings). Et cela s’avère très utile pour la recherche d’information.
Depuis avril 2022, tous les articles se voient attribués leur MeSH via l'indexation automatisée (IA). La présentation examine la capacité de l'IA à identifier et représenter correctement les concepts clés d'un article. Les résultats montrent que 47 % des articles examinés présentaient des problèmes au niveau des MeSH, affectant ainsi leur récupération potentielle lors de recherches.
Pourquoi c’est intéressant :
Le basculement à un système d’indexation 100% IA montre à ce stade une dégradation de la qualité de l’indexation et par extension de la recherche. Car on aura dans les résultats à la fois plus de bruit avec des articles non pertinents qui ont reçu des MeSH qui ne les concernent pas et à la fois un risque accru de passer à côté d’articles pertinents qui, eux, n’ont pas reçu le(s) MeSH qu’ils devraient avoir.
La recherche via l’indexation MeSH ne peut ainsi plus, à ce stade, être considérée comme aussi fiable que le passé et nécessite une attention accrue.
Il est donc nécessaire de ne pas se reposer uniquement sur l’indexation pour effectuer ses recherches mais aussi de réaliser des recherches par mot-clés classiques sur le titre, abstract, etc.
On comprend en lisant la présentation que la vérification par un humain de l’indexation automatisée n’a ici rien de systématique : « Selon la NLM (National Library of Medicine), les MeSH attribués par l'IA sont déterminés sur la base des termes du titre, du résumé et des termes et de l'indexation des enregistrements "voisins et connexes", avec un examen humain et une curation des résultats "le cas échéant". »
Et cela n’augure rien de bon pour l’avenir de Medline et Pubmed en termes de qualité d’indexation. L’IA peut indéniablement avoir un rôle à jouer pour l’indexation en faisant gagner du temps et en ingérant de très gros volume de données mais l’IA fait aussi beaucoup d’erreurs et a besoin d’être améliorée, corrigée et entraînée en permanence. Il y a donc besoin d’une couche de vérification humaine pour corriger les erreurs mais aussi améliorer l’algorithme.
Sur ce thème, on conseillera un récent épisode du podcast « Le code a changé » de France Inter intitulé « Les dames de l’algorithmes » qui nous parle d'un groupe d'annotatrices travaillant pour le Palais de Justice et qui entraînent un programme d'IA sur un programme d'anonymisation automatique des décisions de justice. Et qui nous rappelle par la même occasion que l’IA n’a rien de magique et que derrière, il y a souvent beaucoup d’humain !
Pour aller plus loin sur la question de l’intégration de l’IA dans les métiers de l’information :
TENDANCES – L’essor des newsletters locales
Faire de la veille, c’est d’abord réussir à identifier les meilleures sources d’information sur les sujets qui nous intéresse. Et ces sources peuvent se présenter sous de multiples formats : sites Web, blogs, comptes sur les réseaux sociaux, mais aussi de plus en plus newsletters.
Et l’une des tendances que l’on peut observer du côté des newsletters, c’est la multiplication de newsletters locales ou hyperlocales développées par des médias et journalistes à travers le monde.
Le magazine britannique The Lead a par exemple annoncé le lancement de 10 newsletters locales, chacune dédiée à une ville du nord de l’Angleterre. Toujours en Angleterre, on retrouve ce modèle de newsletter locale comme avec The Mill, une newsletter d’actualités dédiée à la ville de Manchester ou The Sheffield Tribune pour la ville de Sheffield. Et en France, Nice Matin ne cesse de développer son offre de newsletters locales. Derniers ajouts en date : FicaNice pour Nice et De la Rade au Faron pour Toulon.
Pourquoi c’est intéressant :
Quand on a une dimension locale à inclure à sa veille en France ou à l’international, on ne pense pas nécessairement aux newsletters locales, d’autant que les newsletters ont eu un gros passage à vide pendant des années avant de revenir en force depuis quelques années (voir notre article de 2021 « Substack ou le symbole du retour en force des newsletters pour la veille »).
On a donc grandement intérêt à aller investiguer dans la direction de newsletters locales même si elles ne sont pas toujours faciles à identifier.
Dans notre récent article « Sourcing : l'info locale se renouvelle », on décrypte pour vous cette tendance des newsletters locales mais aussi les nouvelles formes que peut prendre l’information locale bien loin du schéma traditionnel du titre de presse classique et on vous explique comment réussir à les identifier.
Choisir son corpus avec Perplexity, moteur de recherche dopé à l’IA
Perplexity est le seul outil IA positionné comme un moteur de recherche. Il fonctionne avec GPT et son modèle propriétaire (Pplx). Il vient de s’améliorer en permettant de sélectionner son corpus. Cette fonctionnalité, discrète, se cache derrière le bouton « Focus ».
Il propose de filtrer ses recherches par corpus : Academic (en provenance de Semantic Scholar), Wolfram/Alpha (pour l’informatique), YouTube et Reddit, mais aussi par format (image ou vidéo).
C’est un bon moyen pour réduire la marge d’erreur (et donc le niveau d’hallucination) de l’outil et d’améliorer la précision des résultats. Last but not least, cela permet aussi de savoir d’où viennent les sources.
Par exemple, si l’on cherche Hemingway, puis que l’on choisit « Youtube », six vidéos sont proposées, suivies par une courte biographie (générée) et de trois questions suggérées. À droite, trois autres vidéos sont proposées, ainsi qu’une « Recherche Image » et une « Génération d’image » (accès payant). Pour une recherche filtrée avec des résultats en provenance du forum « Reddit », il nous est aussi proposé une « recherche video ».
L’actualité sous l’angle de la veille et de la recherche d’info - Brèves de veille de janvier
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Masterclass Veille & Search 2024 - Ouverture billetterie
Cher(e)s ancien(ne)s et potentiel(le)s futur(e)s participant(e)s,
Nous espérons que ce message vous trouve en pleine forme. Nous sommes ravis de vous annoncer que la billetterie en ligne pour nos sessions de formation MasterClass Veille & Search 2024 est désormais ouverte !
Cette année, nous vous proposons deux sessions thématiques :
- Le 25 mars 2024 découvrez l’IA avec la Masterclass : Dompter la puissance de l’IA pour sa veille.
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L’actualité sous l’angle de la veille et de la recherche d’info - Brèves de veille de décembre
L’actualité sous l’angle de la veille et de la recherche d’info.
Au sommaire de ce numéro, 3 actualités très récentes soigneusement sélectionnées qui pourront avoir un impact sur le pro de l’info à court ou moyen terme.
- VEILLE - LinkedIn s’ouvre à la veille
- SEARCH - Google teste l’ajout de notes humaines dans ses résultats de recherche
- IST – Lancement officiel de GETFR, un nouveau plugin d’accès aux articles académiques
VEILLE – LinkedIn va s’ouvrir à la veille
En bref :
LinkedIn a longtemps été le réseau social le plus fermé à la veille et aux outils de veille. Mais cela est en train de changer d’après Antoine Khaitrine (Licter).
Dans un post LinkedIn, il annonce que :
- Les gros acteurs du social media monitoring notamment américains vont très prochainement avoir accès à une API et vont ainsi pouvoir intégrer la surveillance de LinkedIn à leur corpus ;
- Du côté français, Digimind proposait depuis un moment déjà une surveillance de LinkedIn et que Visibrain serait sur le point de faire de même.
Pour en savoir plus : https://www.linkedin.com/posts/antoine-khaitrine_linkedin-souvre-au-social-listening-activity-7133505793143771136-KfVo?utm_source=share&utm_medium=member_desktop
Pourquoi c’est intéressant pour le pro de l’info
LinkedIn est un réseau social très bien positionné pour répondre aux besoins informationnels des veilleurs et documentalistes. Mais la recherche comme la veille n’y a jamais été satisfaisante. Cette annonce d’ouverture est une bonne nouvelle certes, mais en demi-teinte.
Pour le moment, l’ouverture des données semble surtout s’adresser aux gros acteurs du social media monitoring, ceux qui ont les moyens de payer. Ce sont les mêmes que ceux qui n’ont pas été impactés par la fin de l’API gratuite de Twitter car ils payaient déjà pour l’API payante depuis des années. Les pro de l’info, clients de ces acteurs vont donc être indéniablement gagnants.
Pour les clients des autres plateformes de veille plus traditionnelles ou mêmes des lecteurs RSS type Inoreader ou Feedly, rien ne garantit que la surveillance de LinkedIn soit une de leur priorité. On a pu le voir avec Twitter (désormais X), la fin de l’API gratuite a tout simplement été la fin de la fonctionnalité de surveillance de Twitter dans ces plateformes. L’intégration de LinkedIn ne sera probablement envisagée que si le coût de l’API est abordable et/ou la demande des clients massive. Il va donc falloir, pour le moment, continuer à surveiller LinkedIn avec les « moyens du bord » comme on l’a toujours fait : voir notre article Réussir à utiliser LinkedIn pour la veille et la recherche d’information.
On suivra avec attention les annonces de LinkedIn dans les prochains mois pour voir si, en parallèle d’une API Entreprise onéreuse, LinkedIn envisage de déployer une API moins perfectionnée mais satisfaisante et surtout gratuite ou abordable. C’est seulement dans ce cas de figure que pourront se développer des fonctionnalités de surveillance au sein des outils de veille existants ou tout un écosystème de nouveaux outils de surveillance et d’analyse comme cela était le cas sur Twitter avant la fin de l’API gratuite.
Pour aller plus loin :
Conseil veille pour réaliser une veille sur les pages Entreprises sur LinkedIn
La veille sur les réseaux sociaux s’annonce de plus en plus fragmentée
LinkedIn, une alternative crédible à Twitter pour la veille ?
Veille commerciale sur LinkedIn, tirer parti des filtres pour trouver des prospects
Stynch, un outil d’analyse de profils LinkedIn façon dataviz
SEARCH - Google teste l’ajout de notes humaines dans ses résultats de recherche
Comment trouver des podcasts sans Google : pensez à Kagi Search
Google Podcasts va prochainement disparaître pour être intégré dans YouTube Music. Aussi, sur le moteur Web de Google, l'apparition du filtre "podcast" est complètement aléatoire, ce qui complique la recherche méthodique et rigoureuse de ce précieux support d'informations.
Nous vous conseillons donc de parcourir Kagi Search, qui a consacré un onglet spécial pour les podcasts ! Le crawler va rechercher le mot-clé dans le titre du Podcast, le titre d’un épisode et dans le descriptif de ces derniers.
Pour cela, il suffit de taper son mot-clé dans la barre de recherche, puis de cliquer sur l’onglet « Podcast » sous la barre de recherche. Les résultats s’affichent tout d’abord sous forme d’une galerie avec visuels des Podcasts, puis une série de podcasts sur le sujet donné.
Résultat : cette recherche permet de belles découvertes, y compris d’épisodes récents (moins de 48 heures), mais elle n’est pas exempte de bugs : des résultats de la galerie renvoient vers des erreurs 404, d’autres manquent de pertinence et peuvent même constituer une perte de temps : une recherche « Macron » renvoie sur quelques chroniques politiques, mais alors que le résultat fait apparaître le titre d’un épisode, le lien nous envoie sur une longue liste d’épisodes… dans laquelle ne figure même pas le titre de l’épisode sur lequel on a cliqué.
Conclusion : une initiative qui vaut le détour, mais qui demande à être encore améliorée. Et pour aller plus loin ne ratez pas notre article complémentaire : Identifier des podcasts pour sa veille
Les APIs : une nouvelle piste pour la veille ?
Dans le secteur de l’information, il est un acronyme qui revient régulièrement : l’API. On comprend bien qu’il s’agit d’une porte d’accès à des données et à des services, donc des informations, mais sont-elles exploitables pour le veilleur ? Voici le premier de deux billets pour répondre à cette question.
Décryptage, ce qu’est une API
API est l’acronyme de Application Programming Interface, ou Interface de programmation d’application en français. Il s’agit donc d’un moyen de connexion entre différentes applications (ou composants d’applications), grâce à une interface.
Au départ, l’exploitation des APIs était réservée aux développeurs. Mais cela est en train de changer avec l’utilisation des outils no code. Les outils d’automatisation fonctionnent avec les APIs des outils. Ce sont elles qui garantissent l’accès, la synchronisation et ce qu’il est possible de « tirer » d’un outil. Le professionnel de la veille en manipule donc déjà sans le savoir. Zapier, Make ou IFTTT les utilisent déjà de façon quasi invisible car ils se connectent à des APIs et permettent aussi à des outils de s’y connecter. On peut ainsi non seulement accéder à des APIs mais aussi ouvrir son accès à une API pour partager des informations dont on reste maître.
Les APIs concurrencent-elles les flux RSS et constituent-elles un trésor encore sous-estimé ?
Les API et les flux RSS/JSON sont donc tous deux des moyens de récupérer et/ou de fournir des données à des applications. Ils présentent certains points communs, mais aussi des différences importantes.

Figure 1 : Copyright - DR
Points communs
- Ils permettent d'accéder à des données provenant d'autres sources.
- Ils peuvent être utilisés pour fournir une variété d’informations : sur les produits, les services, les événements, les actualités, etc.
- Ils peuvent servir à automatiser des tâches.
- Ils peuvent avoir un format commun : le JSON (rappelons au passage que le JSON n’est pas du code car il n’y a pas de « logique », mais qu’il s’agit simplement d’une manière de présenter les données).
Les veilleurs face au déclin de X (Twitter) - Brève de veille de novembre
Les veilleurs face au déclin de X (Twitter)
Avec l’inexorable déclin de X (Ex-Twitter), il est temps pour les veilleurs et documentalistes de réfléchir sans trop tarder à un (ou plusieurs) plan B si ce n’est pas déjà fait et réduire son exposition à X au cas où il ne serait même plus accessible.
On commencera par rappeler que, dans nos métiers, les réseaux sociaux ont un double usage :
- En premier lieu pour faire sa veille métier et retrouver la communauté des veilleurs et documentalistes pour échanger et partager sur ses pratiques ;
- En second comme une source parmi d’autres pour les veilles qu’on réalise pour ses clients, usagers qu’ils soient internes ou externes à son organisation.
Et si Twitter a longtemps été en mesure de répondre à ses deux besoins, force est de constater qu’aucun réseau social n’est aujourd’hui capable d’englober ces deux dimensions. C’est d’ailleurs pour cela que la veille sur les réseaux sociaux aujourd’hui ne peut être que multiple. Ou alors, plus radical, il faut faire le choix de totalement s’affranchir des réseaux sociaux au profit d’autres types de sources.
Lire aussi :
La veille métier, une veille pas comme les autres
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La commande filetype:CSV enfin possible sur Google !
Dans la famille des file-types indexés par Google, il y avait un grand absent qui pouvait être regretté par les professionnels du Search et de l’analyse des données : le format de tableau de données .CSV
Depuis quelques semaines, les fichiers et tableurs Excel (Microsoft), Numbers (Apple) ou les autres logiciels qui produisent du .CSV peuvent donc être retrouvés (sans avoir à faire d’export, par exemple). Ils rejoignent les fichiers texte, image ou vidéo, mais aussi les fichiers de code en python, Java, C++, etc. qui sont déjà indexés par Google.
Avec une commande [filetype:csv], vous accédez ainsi aux résultats de recherche au format csv.
Par exemple, dans le cadre d’une recherche sur les matières premières, avec un mot-clé sur le café, la commande « café filetype:csv » donne accès à des exports de données en .CSV, majoritairement issues de l’OpenData.
Source : Barry Schwartz
La veille métier, une veille pas comme les autres
Faire une veille métier notamment pour les professionnels de l’information, c’est vouloir rester à la pointe, analyser les dernières tendances et dernières innovations techniques, s’approprier de nouvelles méthodologies et astuces, ou encore être en phase avec les dernières évolutions du marché, ce qui dans le contexte actuel n’est pas une mince affaire.
C’est pratiquement vital et pour autant, la veille métier reste le parent pauvre de la veille et bénéficie de beaucoup moins de visibilité que les veilles stratégique, concurrentielles, innovation, commerciales, etc. Il n’y a d’ailleurs même pas réellement de nom attitré pour ce type de veille : certains vont parler de « veille métier », de « veille personnelle », d’autres de « veille professionnelle » et parfois il n’y a aucun terme associé à la description de la démarche.
C’est bien là tout le problème de la veille métier : il s’agit d’une veille pas comme les autres, au croisement entre le personnel et le professionnel, entre l’information et la formation, et qui n'a pas vraiment de place attitrée.
Comment accéder au profil économique d'un pays et comparer ses données avec d'autres
Pour comparer des indicateurs économiques nationaux de façon simple et rapide, on est de plus en plus tenté de passer par une IA générative de contenu. Problème : le résultat n’est pas fiable et le temps de vérification peut-être très long... On recommandera plutôt le comparateur GlobalEDGE.
Créé par l'International Business Center et l'Eli Broad College of Business de la Michigan State University, GlobalEDGE est un portail Web de connaissances à l’attention des acteurs académiques et économiques et financiers permettant d’accéder au profil économique et sociétal d’un pays mais aussi de comparer les données de plusieurs pays entre elles.
En se basant sur divers indicateurs économiques, commerciaux, d'investissement, énergétiques et démographiques, il est possible de consulter et de comparer les données de 20 pays. Les données, soigneusement sourcées et vérifiées, offrent une clarté face à la complexité des informations disponibles. Par exemple, pour comparer les dépenses éducatives entre la France et l'Espagne, il suffit de choisir une année, un domaine de données, 1 à 5 indicateurs et plusieurs pays dans des menus déroulants, puis de cliquer sur Comparer pour obtenir instantanément un tableau avec les données et les sources correspondantes.
Seuls problèmes : Il lui manque une fonction d’export et également, lorsque l’on sélectionne la date, mieux vaut choisir une date précise que l’option Last available data. En effet, cette dernière n’est pas précisée et il faut donc la revérifier dans la source, ce qui peut vite devenir chronophage !
Les flux RSS, la meilleure parade à la recherche par IA ?
À l’heure où s’informer est en voie de passer par l’obtention d’une réponse unique générée par IA, comment retrouver le plaisir de découvrir et de consulter des sources fiables ?
Pour nous, journalistes, veilleurs et professionnels du Search, l’heure n’est pas vraiment à la fête. Non seulement les sources des réponses générées par IA sont englouties par ChatGPT, Bard & Co, mais aussi par les moteurs de recherche, dopés ou non à l’IA.
Voir notre nouvel article dans BASES : IA : la veille dans un monde sans sources
Et la tendance ne s’arrangera certainement pas avec Google SGE (Search Generative Experience), la nouvelle version du moteur de recherche qui utilise l’Intelligence artificielle (PALM 2) pour générer une réponse globale résumant le sujet de la recherche sous la forme d'un Google featured snippet grand format et remisant le référencement naturel en bas de page. SGE n’est pas encore disponible en France, nous disposons d’une présentation officielle ici.
Bon à savoir : créer une newsletter à partir d’un flux RSS
Avec la fermeture de l’éditeur de newsletter Revue, nombre de professionnels habitués à délivrer une newsletter par un simple export de flux RSS se sont retrouvés démunis. Une solution – ancienne, mais discrète - s’offre à eux : Goodbits.
- Pour créer sa première newsletter, connectez-vous dans Goodbits et donnez un nom à votre newsletter.
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