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Page 4 sur 22

ADAY offre désormais la possibilité de combiner les étapes de recherche sur sa nouvelle plateforme

François LIBMANN
N°
426
publié en
2024.06
3057
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Tags
méthodologie | agrégateurs de presse
ADAY offre désormais la possibilité de combiner les étapes ... Image 1
ADAY offre désormais la possibilité de combiner les étapes ... Image 1

La possibilité de combiner les étapes de recherche est un outil très puissant, très utile pour des recherches complexes.

Cette fonctionnalité, longtemps et toujours présente sur les serveurs traditionnels, est aujourd’hui peu courante, voire inexistante, chez les agrégateurs de presse.

On peut certes toujours y utiliser parenthèses et opérateurs pour combiner différents concepts, mais cela s’avère rapidement compliqué.

Il est beaucoup plus simple, élégant et performant d’utiliser la combinaison d’étapes.

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Médias et droit d’auteur dans le contexte de l’IA générative (IAG)

Anne-Marie LIBMANN
N°
426
publié en
2024.06
3066
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Tags
droit d'auteur | IA
Médias et droit d’auteur dans le contexte de l’IA ... Image 1
Médias et droit d’auteur dans le contexte de l’IA ... Image 1

Deux rapports influents sur les médias, tout juste publiés, ont retenu notre attention dans la perspective des enjeux liés au droit d’auteur et à l’utilisation des sources, notre ressource primaire.

Le rapport intitulé « Un journalisme de confiance à l’ère de l’IA générative » publié par l’European Broadcasting Union, basé sur des entretiens avec 40 personnalités influentes des médias et des universitaires, souligne que l’utilisation d’IA pour réutiliser des contenus protégés sans mentionner explicitement les sources risque de nuire à la création originale et menace la survie du secteur créatif.

• L’un des défis majeurs réside dans la collaboration entre médias et entreprises technologiques est le développement de modèles de licence clairs pour l’utilisation éthique des données. Ce qui implique de surmonter la méfiance persistante entre les deux secteurs et de favoriser une approche ouverte et collaborative.

• Le rapport exige une transparence complète des données exploitées par les intelligences artificielles et demande une rémunération juste pour l’utilisation des contenus et données journalistiques, un enjeu primordial au moment où la précarité des journalistes s’accentue avec le développement de l’IA.

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Les périls et la puissance du NOT dans la stimulation des chatbots

Marydee OJALA
N°
426
publié en
2024.06
2598
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Tags
recherche Web | méthodologie | IA
Les périls et la puissance du NOT dans la stimulation des ... Image 1
Les périls et la puissance du NOT dans la stimulation des ... Image 1

Nous avons le plaisir d’accueillir dans nos colonnes Marydee Ojala, professionnelle de l’information américaine très connue. Elle est rédactrice en chef de la revue ONLINE SEARCHER.

Nous avons adapté pour BASES l’article de Marydee, précédemment publié dans sa version originale en anglais dans la section ONLINE SEARCHER du numéro 5, volume 44, paru en juin 2024 de la revue COMPUTERS IN LIBRARIES sous le titre « The perils and power of NOT in prompting Chatbots » dans la rubrique « Voices of the searchers »

La plupart des professionnels de l’information connaissent bien les commandes booléennes de base : AND, OR et NOT. Elles fonctionnent parfaitement pour la recherche dans les bases de données traditionnelles. Lorsque nous enseignons les techniques de recherche, nous nous appuyons sur des exemples et des diagrammes de Venn pour démontrer la puissance de la recherche booléenne. J’ai toujours pensé que nous devrions souligner les dangers de la commande NOT, en particulier dans les ressources en texte intégral proposant des documents volumineux.

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Utiliser la force prédictive de l’IA pour l’analyse

Céline BOILEAU
N°
426
publié en
2024.06
3013
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Tags
tendances | IA
Utiliser la force prédictive de l’IA pour l’analyse Image 1
Utiliser la force prédictive de l’IA pour l’analyse Image 1

Le battage médiatique autour de l’IA générative a quelque peu éclipsé les avancées tout aussi décisives de l’IA prédictive dans les domaines de la recherche et de la veille d’informations. Pourtant, la première n’aurait pas rencontré un accueil aussi favorable dans les entreprises sans l’expérience de la seconde qui opère déjà, depuis des années, une transformation en profondeur de nos pratiques professionnelles.

Depuis qu’il est devenu possible pour tous d’interroger des intelligences artificielles dans un langage naturel, on parle beaucoup de l’impact de l’IA générative pour les métiers de l’information (voir notre article « Search: quand les moteurs “recherchent pour vous” », Bases N° 425 - mai 2024).

Mais cette dernière n’est pas arrivée en terrain vierge. Il est donc temps de remettre en lumière l’IA prédictive pour replacer l’apport des modèles de langage dans une perspective plus juste au sein des métiers info-documentaires.

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ACCES LIBRE - Le droit d’auteur face à l’IA générative : Interview de Philippe Masseron (gf2i) sur les enjeux juridiques et économiques des métiers de l’information et de la donnée

Anne-Marie Libmann
N°
425
publié en
2024.05
3739
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Tags
droit d'auteur | propriété intellectuelle | professionnel de l'information | IA
ACCES LIBRE - Le droit d’auteur face à l’IA générative : ... Image 1
ACCES LIBRE - Le droit d’auteur face à l’IA générative : ... Image 1

Philippe Masseron du gf2i (Groupement français de l’industrie de l’information) nous éclaire sur les enjeux cruciaux du droit d’auteur à l’ère de l’IA générative. Entre risques de prédation massive des contenus et opportunités d’accès et d’innovation portées par l’IA, les acteurs de la création et de l’information doivent se mobiliser pour défendre leurs intérêts et repenser leurs modèles de valorisation.

Le rôle d’instances comme le gf2i sera clé pour peser dans les débats législatifs en cours et créer les nouveaux équilibres dans l’économie de la donnée.


Philippe MASSERON

Expert en droit de la propriété littéraire et artistique et en gestion de droits

Après des études juridiques (DEA en Finances publiques et Fiscalité – Paris 2) et en Information­ Communication (Institut Français de Presse – Paris 2), Philippe MASSERON a successivement occupé les postes de directeur juri­dique et directeur général au CFC (Centre Français d'exploitation du droit de Copie).

Il est administrateur du gf2i (Groupement Français de Indus­tries de l'Information) délégué à la prospective. Il participe régulièrement aux missions du CSPLA.


Anne-Marie Libmann (AML) : Comment définissez-vous le problème de fond sur la question du droit d’auteur par rapport aux systèmes d’intelligence artificielle générative (SIAG) ? 

Philippe Masseron (PM) : Nous assistons à une réaccélération et une amplification massive du phé­nomène de scraping, fouille et crawling des données. Cela n’est pas nouveau, nous avons déjà été confrontés à des situations similaires par le passé qui ont suscité de vives inquiétudes, comme lors du lancement de Google Books ou des grands programmes de numérisation des bibliothèques. Mais l’échelle et la vitesse ont changé. Aujourd’hui, il existe d’immenses bases de contenus protégés accessibles, notamment dans le domaine scientifique, par exemple Sci­Hub qui rassemble des millions de documents en infraction avec le droit d’auteur.

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Scopus AI : une nouvelle façon de rechercher dans SCOPUS avec l’intelligence artificielle

François LIBMANN
N°
425
publié en
2024.05
3685
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Tags
Scopus | IA
Scopus AI : une nouvelle façon de rechercher dans SCOPUS ... Image 1
Scopus AI : une nouvelle façon de rechercher dans SCOPUS ... Image 1

La plateforme Scopus propose depuis longtemps des outils de recherche classiques : opérateurs booléens, et de proximité, navigation dans les citants/cités. Les fonctionnalités apportées par Scopus AI permettent d’expérimenter de nouvelles stratégies.

Tous les serveurs/agrégateurs présents sur le marché sont en train d’intégrer plus ou moins rapidement des fonctionnalités d’in­telligence artificielle. Ils le font souvent en proposant à des bêta-testeurs, souvent des clients impor­tants, de les aider à finaliser la mise au point de ces nouvelles fonctionnalités. D’autres, et ce n’est pas incompatible, mettent pro­gressivement à disposition des séries d’outils innovants.

Nous ouvrons une rubrique dédiée à l’IA chez les grands serveurs de bases de données. Et nous commencerons cette série d’articles par Scopus AI, la nouvelle offre qu’Elsevier est en train de développer et qui est toujours en bêta.
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Search : quand les moteurs « recherchent pour vous »

Céline Boileau
N°
425
publié en
2024.05
2462
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Tags
recherche Web | IA
Search : quand les moteurs « recherchent pour vous » Image 1
Search : quand les moteurs « recherchent pour vous » Image 1

Entre les annonces de Google et d’OpenAI, l’utilisation de l’IA dans la recherche redessine irrémédiablement les pratiques sur Internet. Aux agrégateurs traditionnels comme les moteurs de recherche et les médias sociaux, s’ajoutent donc les moteurs avec IA. Pour les veilleurs, le challenge se déplace de la synthèse à la vérification des résultats de recherche.

Il y a quelques jours, OpenAI volait la vedette à Google qui présentait pour­tant sa Keynote, événement phare des groupes de la tech. La rumeur, qu’Open AI ne s’est pas empressé de démentir, annonçait le lancement de son propre moteur de recherche. Finalement, ce der­nier a (en attendant?) présenté un nouveau modèle gratuit qui intègre le web et les GPTs, des fonctionnalités jusqu’alors payantes (environ 20 €/mois). Si l’on ajoute la liste d’accords de licences avec les médias qui s’allonge chaque semaine, on comprend que l’ambition de ce dernier est réelle et se veut à la hauteur des attentes.

Les utilisateurs utilisent en effet les chats d’IA comme des moteurs de recherche et y font leurs recherches malgré le risque d’hallucination. La recherche d’informations fait ainsi partie des usages inattendus des modèles de langage, créés à l’origine pour deviner des suites de phrases. D’après une étude de The Verge, 53 % des utilisateurs et 61 % des Millenials utilisent les chats IA plutôt que les moteurs de recherche traditionnels pour faire leurs recherches.

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La pérennité en question des informations sur le web

François LIBMANN
N°
425
publié en
2024.05
3201
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Tags
recherche Web | information scientifique et technique
La pérennité en question des informations sur le web Image 1
La pérennité en question des informations sur le web Image 1

Deux études récentes révèlent que la durabilité des informations sur le web est loin d’être garantie.

La première traite des liens DOI et montre qu’environ 27 % des documents ne sont pas conservés dans des archives pérennes. La seconde étude indique que 25 % des pages web créées il y a dix ans ont disparu, et de nombreux liens sur ces pages sont brisés. Ces résultats mettent en lumière les défis de la préservation de l’information numérique à long terme.

C’est un grand changement si on se réfère à l’ère du papier qui a débuté en 1 450 et a duré environ cinq siècles sans partage. En effet, pendant cette période, le support papier pour l’information paraissait relativement éternel préservé au moins pendant très longtemps dans les bibliothèques sauf incident majeur tel qu’un incendie ou les conséquences d’un conflit armé.

Les deux études récentes que nous allons présenter portent sur l'accessibilité de l'information sur le web. Elles montrent que la possibilité de se connecter pour accéder à ces informations a une fâcheuse tendance à diminuer à mesure que le temps passe.
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ResearchGate développe ses liens avec les éditeurs

François LIBMANN
N°
424
publié en
2024.04
3585
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Tags
information scientifique et technique
ResearchGate développe ses liens avec les éditeurs Image 1
ResearchGate développe ses liens avec les éditeurs Image 1

ResearchGate est un réseau social consacré aux chercheurs leur permettant d’échanger entre eux sur différentes questions et de partager leurs publications.

Récemment ResearchGate a signé des accords avec de nombreux éditeurs offrant ainsi un contenu de plus en plus important, avec, malheureusement des possibilités de recherche très limitées.

ResearchGate multiplie depuis quelques mois les annonces de partenariat avec des éditeurs scientifiques.

Cette stratégie peut être décomposée en deux volets :
• La mise en ligne d’articles, essentiellement en open access, de nombreux éditeurs;
• D’autre part, des accords particuliers confidentiels avec Elsevier et ACS (American Chemical Society) signés en fin de l’année dernière.

La mise en ligne de nouveaux contenus open access d’un grand nombre d’éditeurs

Le premier volet est donc le chargement sur la plateforme ResearchGate des contenus de nombreux éditeurs, et pas les moindres.

On peut, en effet, citer, rien que pour les quatre premiers mois de 2024 : Trans Tech Publications (7 titres), SAGE (100 titres), Cambridge University Press (16 titres), Taylor & Francis (400 titres), Wiley (700 titres), Optica Publishing (105 000 articles depuis 2012). Pour sa part, l’accord avec Emerald Journals (18 titres) date de juillet 2023.
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Faire ses recherches avec un GPT

Céline Boileau
N°
424
publié en
2024.04
3121
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Tags
évaluation outils | recherche Web | IA
Faire ses recherches avec un GPT Image 1
Faire ses recherches avec un GPT Image 1

Utiliser un assistant IA monotâche comme les GPTs d’OpenAI permet d’utiliser un modèle de langage dans un but spécifique et de façon plus précise qu’avec un chatbot généraliste comme ChatGPT, Gemini ou Copilot. Nous en avons testé une vingtaine dédiés à la recherche et voici les résultats de notre sélection.

Les agents virtuels ne sont pas simplement capables de converser et de guider l’utilisateur comme un chatbot, mais ils peuvent aussi adapter leurs réponses au contexte et à l’intention de celui-ci.

Les plus connus sont les GPTs d’OpenAI, même si d’autres agents sont apparus comme les Hugging Chat Assistants de Hugging Face et les copilotes de Microsoft.

Mais les GPTs d’OpenAI, d’après nos tests, restent les plus opérationnels. Attention, ils ne sont toutefois disponibles qu’avec la version payante GPT Plus, pour un résultat qui reste inégal.
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Search : Arc ouvre la voie à de nouvelles pratiques de recherche

Céline Boileau
N°
424
publié en
2024.04
2480
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Tags
évaluation outils | recherche Web | IA
Search : Arc ouvre la voie à de nouvelles pratiques de ... Image 1
Search : Arc ouvre la voie à de nouvelles pratiques de ... Image 1

La nouvelle fonctionnalité de recherche IA « Browse for Me » du navigateur Arc n’est disponible que sur iPhone et elle fait déjà grand bruit.

Non seulement elle a été rapidement adoptée par les utilisateurs, mais la presse y voit une fonctionnalité qui réinvente la façon de s’informer… et pourrait être le pire cauchemar des éditeurs.

Pour les professionnels de la veille, son impact pourrait bien aller au-delà du Search.

Disponible depuis quelques mois sur Windows après avoir été adopté par les utilisateurs de Mac (voir notre article « Arc browser réinvente la navigation en ligne », BASES N° 420, décembre 2023), le navigateur Arc vient à nouveau d’attirer l’attention du monde de la tech avec sa nouvelle fonctionnalité « Browse for Me » (que l’on pourrait traduire en français par « cherche pour moi »).

Disponible uniquement sur les iPhones actuellement, le bouton « Browse for Me »  apparaît au cours de l’écriture dans la barre de recherche (voir Figure 1).

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Les statistiques au service de la stratégie documentaire

Christel Ronsin
N°
424
publié en
2024.04
2422
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Tags
professionnel de l'information
Les statistiques au service de la stratégie documentaire Image 1
Les statistiques au service de la stratégie documentaire Image 1

Qu’il s’agisse du pilotage, de la valorisation ou de la communication de l’activité documentaire, comment les fonctionnalités statistiques de ces outils aident le documentaliste à tirer le meilleur parti de ses outils numériques ?

En documentation, nous avons recours à divers outils numériques pour accompagner nos activités, diffuser nos produits ou offrir des abonnements adaptés à nos utilisateurs.

Ces outils ne sont pas utilisés de la même façon selon la mission du service, la période de l’année et le type d’utilisateurs visés.

Grâce à l’analyse statistique, il est possible d’en tirer le meilleur parti en fonction de son propre usage. Voici trois exemples concrets, tirés de trois types d’outils différents.
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Comment les technologies cessibles enrichissent la veille technologique

FRANCOIS LIBMANN
N°
423
publié en
2024.03
3602
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Tags
veille technologique | information scientifique et technique
Comment les technologies cessibles enrichissent la veille ... Image 1
Comment les technologies cessibles enrichissent la veille ... Image 1

Dans le cadre d’une veille technologique, souvent couplée à une démarche d’innovation/diversification, il peut être intéressant de surveiller non seulement les publications (articles, conférences, brevets), mais aussi les technologies cessibles.

Les technologies (à céder ou à licencier) peuvent constituer des compléments très pertinents et aussi des amorces de nouvelles collaborations. Ce peut être aussi l’occasion pour l’acquéreur d’une de ces technologies de gagner du temps, notamment en R&D et, éventuellement, de l’argent, en fonction des conditions de cession.

Ces technologies sont les résultats des travaux de chercheurs d’une université, d’une école d’ingénieur ou d’un centre de recherche. Elles peuvent faire l’objet d’une licence ou être vendues (en général, c’est le brevet qui est vendu). En effet, tous ces organismes cherchent à valoriser les technologies qu’ils ont développées en les cédant, car ils n’ont pas vocation à les emmener sur le marché, sauf en cas de création d’une startup.

Notre société de conseil FLA Consultants propose par ailleurs cette prestation de veille professionnelle, n'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Comment les détecter ?

Nous ne nous sommes pas intéressés ici au cas des entreprises cherchant à valoriser des technologies, mais à celui des universités et des centres de recherches qui « produisent » des technologies.

En application de cette démarche, nous avons ainsi enrichi plusieurs veilles technologiques effectuées par notre cabinet FLA Consultants en cherchant des technologies cessibles dans leurs domaines technologiques, qui ont chez plusieurs clients suscité leur intérêt.

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En France, la prééminence du réseau des SATT

François LIBMANN
N°
423
publié en
2024.03
2981
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En France, la prééminence du réseau des SATT Image 1
En France, la prééminence du réseau des SATT Image 1

Les Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies (SATT) en France jouent un grand rôle dans le développement technologique des innovations issues de la recherche publique française.

Les SATT (Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies) sont au nombre de 13, réparties sur l’ensemble du territoire français. Ce réseau a été créé en trois vagues de 2012 à 2014 dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir, selon un rapport du Sénat (1), « pour répondre à certaines lacunes du système de valorisation français ». Les SATT sont des SAS de droit privé. Les actionnaires « outre l’État par le biais de Bpifrance » sont tous des organismes publics (enseignement et recherche).

« Elles financent le développement technologique des innovations issues de la recherche publique française (labora­toires et centres de recherche) grâce à un fonds d’investissement (…) de 856 M€. ». Au moins certaines de ces SATT béné­ficient de subventions de leur Conseil Régional et de fonds européens FEDER (Fonds Européen de Développement Régional). « Elles détectent, évaluent, protègent et conduisent ces inventions jusqu’au marché en les confiant à une entreprise existante ou à une future startup. »

Les SATT couvrent environ 165 établissements de recherche et 150 000 chercheurs/docteurs, ce qui représente environ 80 % de la recherche publique française. Plus précisément ces technologies ont, pour 44 % d’entre elles été à l’origine de la création de startups, 45 % ont été transférées vers des TPE/PME et 11 % vers de grands groupes.

Source : service de communication du réseau des SATT


Récemment, en particulier après l’organisation de Deep Tech Meetings, des conventions d’affaires ayant pour but de mettre en relation offreurs et demandeurs de technologie, le besoin est apparu d’une plateforme/marketplace regroupant des offres de technologies sélectionnées. Cela a conduit au lancement de la plateforme TECH-365.fr.

Celle-ci propose, à la date d’écriture de cet article, 387 technologies réparties au sein de quatre grandes filières stratégiques : Greentech, Numtech, Biotech et Medtech.

Ces technologies ont nécessairement fait l’objet d’une demande de brevet et sont à un stade de développement de TRL3 à TRL6 (2).

Cette plateforme pensée pour la prise de rendez-vous est dérivée de celle utilisée par la société Proximum qui organise de nombreuses conventions d’affaires dans le domaine des technologies tels Les Rendez-vous Carnot ou Techinnov.

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Booster sa bureautique gratuitement ... ou presque

Céline Boileau
N°
423
publié en
2024.03
1978
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Booster sa bureautique gratuitement ... ou presque Image 1
Booster sa bureautique gratuitement ... ou presque Image 1

Avec les modules complémentaires (appelés aussi « add-ons » et « add-ins ») des suites bureautiques de Microsoft et Google, il est possible de booster à l’IA ses logiciels de rédaction, tableurs et présentations. Cela permet de bénéficier des fonctionnalités de ChatGPT tout en restant dans son environnement de travail. Nous avons testé une douzaine d’extensions gratuites, et voici les quatre utiles à connaître.

GPT for Work (Excel Word et GPT for Sheets and Docs)

Notre chouchou, et pas seulement car il est développé par une entreprise française ! Talarian a développé deux modules, un pour la suite Microsoft (Word+Excel) et un autre pour la suite Google (Docs+Sheets).

On les trouve sur le site de Talarian, sur la Marketplace de Google Workspace ou dans le catalogue de modules complémentaires de Microsoft, via notamment le menu. Pour faire fonctionner ce logiciel avec ChatGPT, il est nécessaire créer une clé API sur ChatGPT (voir le tuto réalisé par WeDoData).

Avec Excel ou Sheets, cette extension permet de nettoyer et d’enrichir sa base de données en introduisant directement dans son document les invites (ou prompts) prérédigées de ChatGPT. Le plus impressionnant est sans doute lorsqu’on extrait ou ajoute des informations en ligne en décrivant simplement son besoin en langage naturel, sans recourir à des formules complexes.

Par exemple, pour compléter une liste de noms d’entreprises avec leurs départements, numéros de téléphones ou les villes d’établissement, on ajoute une colonne et il suffit d’insérer une invite préenregistrée dans une cellule, comme =GPT(« indique les numéros de téléphone »). Pour plus d’exemples, voir notre article Maîtriser l’open data et l’IA pour transformer et exploiter les données différemment, NETSOURCES N° 168, Janvier-février 2024.

Attention toutefois au risque d’hallucinations dans ce cas. Pour le limiter, penser au prompt, testé et approuvé « Si tu ne sais pas, n’invente pas », qui réduit grandement la marge d’erreur. Sur Word et Docs, l’extension fonctionne en français et il est possible de créer ou modifier du texte.

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Bases de données brevet en accès libre : Espacenet versus Patentscope, peut-on choisir ?

Philippe Borne
N°
423
publié en
2024.03
3247
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Bases de données brevet en accès libre : Espacenet versus ... Image 1
Bases de données brevet en accès libre : Espacenet versus ... Image 1

La documentation brevet constitue une source inestimable d’information pour établir une veille technologique et concurrentielle, ou même évaluer la valeur d’une entreprise. Au moins une vingtaine de bases de données brevet totalement ou partiellement gratuit sont désormais disponibles sur le WEB. S’il est difficile d’établir une hiérarchie entre elles, deux produits se détachent du lot : Espacenet, produit par l’Office Européen des Brevets, et Patentscope de l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle). Quel produit choisir, et faut-il choisir ?

Espacenet, Patentscope : le contenu

Le contenu d’une base de données brevet se décline en plusieurs éléments : offices couverts, sur quelle période, pour quelles données (données bibliographiques, texte intégral, etc.), et avec quel délai de disponibilité.

La couverture des deux services fait l’objet de pages Web dédiées régulièrement mises à jour.

Patentscope annonce couvrir 79 offices, et Espacenet 104 concernant les informations bibliographiques et 68 concernant le texte intégral. Toutefois, pour certains offices la couverture est très partielle, ou les mises à jour plus ou moins tardives, allant jusqu’à plus d’un an de délai à compter de la date de publication. Hors de ce cas de figure, on tombe côté Espacenet à 70 offices couverts pour les données bibliographiques et 33 pour les données de texte intégral ; côté Patentscope on arrive à 55 offices dont la couverture est régulière concernant les informations bibliographiques. ; par rapport au texte intégral, les plages couvertes n’étant pas précisées, seul le nombre de documents OCRisés l’étant, il est difficile de conclure.

Au vu des chiffres disponibles, et nonobstant quelques lacunes infor­mationnelles, certaines diffé­rences non spectaculaires peuvent être notées concernant les six offices essentiels (Européen, Américain, Chinois, Japonais, Coréens et l’OMPI). Patentscope ne couvre pas les documents japonais antérieurs à 1964, là où Espacenet couvre à partir de 1961 pour les documents A (correspondant à la demande de brevet), et 1926 pour les B (corres­pondant au brevet délivré). On a aussi 2,5 ans supplémentaires de documents coréens de type Y sur Espacenet. Concernant les US, la période 1790 - 1835 est affichée comme disponible sur Patentscope. Mais cette période ne correspond à l’interrogation qu’à 1659 documents, et les données disponibles sont souvent très parcellaires.

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Dark et Shadow Social : nouvelles frontières de la veille

Carole Tisserand-Barthole
N°
422
publié en
2024.02
5890
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Tags
shadow social | dark social | réseaux sociaux | tendances
Dark et Shadow Social : nouvelles frontières de la veille Image 1
Dark et Shadow Social : nouvelles frontières de la veille Image 1

En septembre dernier, nous évoquions la question de la veille sur les réseaux sociaux, qui depuis le déclin de X (Twitter) devient de plus en plus fragmentée (cf. La veille sur les réseaux sociaux s’annonce de plus en plus fragmentée, Bases N° 417 - sept 2023). Si cette question subsiste et continue à rendre la veille sur les réseaux sociaux toujours plus complexe et chronophage, ce n’est pas la seule difficulté à laquelle est aujourd’hui confronté le veilleur.

L’autre dimension à prendre en compte, c’est l’essor du dark social depuis quelques années et du shadow social, nouvelle tendance théorisée par Marie Dollé en ce début d’année.

C’est un fait aujourd’hui bien documenté, les internautes partagent de moins en moins de contenus de manière publique sur les réseaux sociaux et ont plutôt tendance à se reporter sur des espaces plus restreints composés de leurs proches, cercles d’amis ou communautés qui se rassemblent autour d’intérêts communs.

Sur les réseaux sociaux, il existe donc des espaces privés et fermés que l’on appelle le dark social et des espaces à mi-chemin entre le public et le privé que Marie Dollé appele le shadow social et qui ne cessent de prendre de l’ampleur.

On aurait tort de se priver de cette face cachée des réseaux sociaux pour sa veille et ses recherches d’information. Mais comment identifier ces espaces et les intégrer à sa veille ?

Lire aussi : 

La veille sur les réseaux sociaux s’annonce de plus en plus fragmentée (Bases N° 417 - sept 2023)

Comment utiliser Discord pour ses veilles et ses recherches ? (Bases N° 417 - sept 2023)

Veille Instagram : quoi, comment, pour quoi faire ? (Netsources N° 158 - mai/juin 2022)

Réussir à utiliser LinkedIn pour la veille et la recherche d’information (Netsources N° 158 - mai/juin 2022)


Que sont le dark social et le shadow social ?

Le dark social

Qu’on se rassure, le dark social n’a rien à voir avec le dark web et d’éventuels contenus et pratiques illicites. La comparaison est plutôt à chercher du côté du Web visible et invisible et sa fameuse image d’iceberg, car le dark social représente la partie immergée et donc invisible des réseaux sociaux.

Le dark social, ce sont donc ces espaces privés sur les réseaux sociaux où les internautes communiquent, partagent des contenus, mais qui ne sont pas référencés par les moteurs de recherche Web ou internes aux réseaux sociaux et sont donc invisibles aux non-membres.

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FOCUS IA : générer un quiz en moins d’une minute

Céline Boileau
N°
422
publié en
2024.02
3483
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évaluation outils | IA
FOCUS IA : générer un quiz en moins d’une minute Image 1
FOCUS IA : générer un quiz en moins d’une minute Image 1

Pour rendre un livrable et une formation efficaces en vérifiant le niveau de compréhension de son public ou tout simplement pour rajouter une touche de divertissement, le quiz est un outil pédagogique qui peut s’avérer un précieux allié. Et aujourd’hui avec les modèles d’IA générative, un quiz peut être créé en une minute, ou presque. Florilège de nos 4 outils préférés.

Opexams, un quiz gratuit par jour

Opexams est une plateforme pédagogique qui propose la génération de quiz parmi d’autres fonctionnalités.

Son « Quiz Generator » est accessible sans inscription. Le quiz est généré à partir d’un texte à fournir (jusqu’à 3000 signes environ) et, comme toujours avec ces outils IA, le procédé est simplifié au maximum : on copie son texte, puis on sélectionne les options suivantes : le type de quiz (choix multiples, vrai/faux ou questions ouvertes), la langue, le nombre d’options par question (cinq maximum), puis on clique sur « Générer un quiz ».

L’option « par sujet » permet d’entrer uniquement un thème de son choix, qu’il soit dans le domaine scolaire ou professionnel. Aux options précédentes, s’ajoute le niveau de difficulté souhaité (facile/moyen/difficile).

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STN : Des stratégies astucieuses pour la recherche brevet

François Libmann
N°
422
publié en
2024.02
2892
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méthodologie | brevets
STN : Des stratégies astucieuses pour la recherche brevet Image 1
STN : Des stratégies astucieuses pour la recherche brevet Image 1

Après la période de vide laissé par le départ en retraite de Martine Michel, CAS (Chemical Abstracts Services qui gère STN en collaboration avec FIZ Karlsruhe) vient de recréer son équipe en charge de la France.

Cette nouvelle équipe a organisé une réunion en présentiel, ce qui n’était pas arrivé depuis fort longtemps.

Cette réunion était centrée sur la chimie et les brevets. Les autres banques de données présentes sur STN seront, quant à elles, évoquées lors d’une prochaine rencontre.

Cette réunion a été marquée par la présentation de nombreux exemples détaillés très intéressants concernant diverses problématiques. Ce fut l’occasion d’illustrer la puissance du langage de requête Messenger utilisé par STN dont la contrepartie est une certaine complexité qui n’a, cependant, rien d’insurmontable.
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Les nouvelles promesses de la recherche multilingue en action

Carole Tisserand-Barthole
N°
422
publié en
2024.02
4013
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évaluation outils | recherche Web | outils de recherche | IA
Les nouvelles promesses de la recherche multilingue en ... Image 1
Les nouvelles promesses de la recherche multilingue en ... Image 1

Cela fait des années que l’on entend parler de Cross-Language Information Retrieval (CLIR) pour la recherche d’information. Il s’agit de la capacité à rechercher dans une langue et à recueillir des résultats dans d’autres langues. Jusqu’à maintenant, les produits ou fonctionnalités de ce type étaient rares et n’ont jamais véritablement décollé, à l’instar de la fonctionnalité proposée par Google de 2007 à 2013.

Et pourtant, il y a là un vrai besoin notamment pour les professionnels de l’information : dans un monde globalisé, il est en effet souvent nécessaire d’élargir à des sources en anglais (ce qui est souvent gérable), mais aussi à des sources dans des langues dont on ne maîtrise pas toujours les rudiments.

Si on peut malgré tout à mettre en place un système qui fonctionne en s’aidant de dictionnaires et d’outils de traduction, le processus reste long et fastidieux (voir Netsources N°163 - avril 2023 consacré à la veille multilingue).


Lire aussi : 

Sourcing, de la théorie à l’épreuve de la pratique (Netsources N° 146 - mai/juin 2020)

Les nouvelles dimensions du multilinguisme pour la veille (Netsources N° 163 - mars/avril 2023)

Veille multilingue : comment trouver ses mots ? (Netsources N° 163 - mars/avril 2023)

Veille internationale : comment trouver des sources en langue étrangère ? (Netsources N° 163 - mars/avril 2023)

Comprendre les résultats de sa veille multilingue en un clin d’œil (Netsources N° 163 - mars/avril 2023)

Comment l’IA enrichit les livrables de veille multilingue ? (Netsources N° 163 - mars/avril 2023)


L’idéal dans cette situation serait de rechercher dans sa langue ou en anglais et de récupérer les contenus publiés dans d’autres langues, mais traduits en anglais ou français pour les analyser.
Bonne nouvelle : cela existe déjà, et c’est même en train de prendre de l’ampleur.
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L’arrivée de l’IA dans la panoplie d’outils des veilleurs et documentalistes

Carole Tisserand-Barthole
N°
421
publié en
2024.01
8313
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serveur de bases de données | tendances | outils de veille | information scientifique et technique
L’arrivée de l’IA dans la panoplie d’outils des veilleurs ... Image 1
L’arrivée de l’IA dans la panoplie d’outils des veilleurs ... Image 1

Si 2023 a été l’année de ChatGPT et de la déferlante de nouveaux outils dopés à l’IA générative, 2024 sera celle de l’intégration de l’IA générative dans les outils traditionnels du pro de l’info. Explorez avec nous les diverses innovations des acteurs traditionnels en matière d’IA et interrogeons-nous sur la pertinence de délaisser les outils IA de la cuvée 2023 au profit des outils classiques.

En 2023, l’arrivée de ChatGPT et de l’IA générative a conduit les professionnels de l’information à adapter leur arsenal d’outils pour marier habilement les outils traditionnels (qu’ils soient grand public, tels que les moteurs de recherche Web, ou spécialisés, tels que les outils de veille et bases de données) avec les nouveaux outils boostés par l’IA générative (résumés automatiques, assistants IA, dialogues avec des PDFs ou vidéos, etc.).

Aujourd’hui, c’est cette même panoplie traditionnelle qui intègre pro­gressi­vement des fonctionnalités d’IA géné­rative, avec des annonces nom­breuses et difficiles à suivre.


Lire aussi : 

La vague d’outils IA pour l’Information Scientifique et Technique (IST), Bases N° 420 - déc 2023

Les clés pour s’approprier l’IA dans son métier de veilleur, Netsources N° 164 - mai/juin 2023

Revue des moteurs de recherche à l’heure de ChatGPT, Bases N° 413 -  avril 2023


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FOCUS IA : maîtriser et gérer ses prompts

Céline Boileau
N°
421
publié en
2024.01
3568
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évaluation outils | IA
FOCUS IA : maîtriser et gérer ses prompts Image 1
FOCUS IA : maîtriser et gérer ses prompts Image 1

S’il n’est pas la seule clé du succès pour garantir un résultat satisfaisant d’un outil IA, un bon prompt augmente néanmoins ses chances d’obtenir satisfaction. Des milliers d’outils permettent de copier, améliorer ou encore stocker ses prompts. Ils varient en fonction des algorithmes concernés, des thèmes et des formats à générer et/ou des usages. En voici quatre sur une trentaine testés, sélectionnés pour leur efficacité et leur facilité de prise en main : Prompt Genius, PromptBase, SnackPrompt et FlowGPT.


Lire aussi :

L’art du prompt pour le professionnel de l’information, Netsources N°164 - juin 2023


AI Prompt Genius, pour stocker ses prompts personnels

AI Prompt Genius s’adresse aux personnes ayant déjà trouvé des prompts (ou « invites » en français) qui répondent à leurs besoins et ont besoin de les stocker dans un endroit accessible quelle que soit l’IA générative utilisée. Plutôt qu’une longue liste ingérable, cette extension accessible sans inscription permet de créer sa propre bibliothèque de prompts.

Elle s’ouvre sur une barre de recherche au centre et les prompts sont rangés en dossiers dans la barre de gauche.

Pour stocker un prompt, on clique sur « Nouveau prompt » et une fenêtre s’ouvre. Les champs à remplir pour créer son prompt sont « Titre », Texte (avec les variables), Description, Étiquette et on sélectionne le nom du dossier.

Prompt Genius s’utilise sur toutes les plateformes. L’outil suggère de créer des dossiers en fonction du modèle de langage concerné (ChatGPT, Bard, DALL-E, etc.) et des étiquettes sur des tonalités différentes. Ce qui rappelle qu’un même prompt n’aura pas le même résultat avec des modèles différents. Et comme chaque modèle d’IA a son propre langage, les invites doivent s’adapter à chacune.

En termes d’ergonomie, il s’affiche soit en pop-up comme la plupart des extensions, soit en barre latérale à droite de l’écran, sur ordinateur ou sur mobile. Il est aussi possible d’importer des prompts au format CSV et de les exporter en CSV ou JSON. L’outil, souvent recommandé par les professionnels de l’information et qui s’avère facile à utiliser et pratique à l’usage, est gratuit et disponible en français.

Promptbase, le supermarché des prompts

Promptbase est LA Marketplace de prompts. Intuitivement, on y choisit son domaine d’usage (éditorial, marketing, création de logos, illustrations, etc.) et son thème (animal, santé, finances, etc.) ou le modèle de langage de l’IA générative utilisée (Midjourney, DALL-E, Stable Diffusion, GPT).

Matilda, le nouveau moteur académique sans IA

Carole Tisserand-Barthole
N°
421
publié en
2024.01
2518
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évaluation outils | information scientifique et technique
Matilda, le nouveau moteur académique sans IA Image 1
Matilda, le nouveau moteur académique sans IA Image 1

En septembre dernier, le nouveau moteur académique Matilda était officiellement lancé. Explorez ses fonctionnalités de recherche avancées, ses fonctionnalités de veille, son vaste corpus et découvrez comment il se positionne par rapports aux outils de recherche académique.

À l’origine du projet, une équipe de chercheurs français coordonnée par Didier Torny du CNRS qui a pour ambition « de redonner une place équitable aux contenus académiques exclus des outils propriétaires actuellement utilisés, WoS et Scopus » et de « permettre aux bibliothécaires et aux chercheurs d’exercer le plus grand contrôle possible dans la manière dont ils recherchent et réutilisent les informations textuelles et les métadonnées. »

Lire aussi : 

La vague d’outils IA pour l’Information Scientifique et Technique (IST) (Bases N° 420 - dec 2023)

Consensus, un moteur académique dopé à l’IA (Bases N° 410 - jan 2023)

Zendy : un moteur académique 100 % open access (Bases N° 406 - sept 2022)

Elicit, un nouveau moteur scientifique au banc d’essai (Bases N° 404 - juin 2022)

Comment faire évoluer sa recherche d’information scientifique avec les nouveautés de Google Scholar ? (Bases N° 404 - juin 2022)


Quel corpus ?

Premier aspect important : le corpus. Ma­tilda se base sur la littérature scientifique indexée depuis 2019 dans Crossref, Pubmed Central, ArXiv et RePec soit plus de 128 millions d’articles. À cela s’ajoutent les données d’auteurs venant d’ORCID, et les articles référencés dans Unpaywall et pour lesquels on a directement accès au texte intégral.

Pour chaque article, on dispose des citations et références si elles sont disponibles.

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Comment utiliser Threads pour la recherche et la surveillance de l’information ?

Céline Boileau
N°
421
publié en
2024.01
7320
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réseaux sociaux | évaluation outils | médias sociaux
Comment utiliser Threads pour la recherche et la ... Image 1
Comment utiliser Threads pour la recherche et la ... Image 1

Threads, le réseau de micro-blogging de Meta, est accessible en France depuis quelques semaines. Le public commence à s’y rendre, y faire sa veille peut-il donc devenir intéressant ?

Threads a été créé par Meta en juillet 2023. Lancé au départ aux États-Unis, il lui a fallu plusieurs mois pour se conformer à la législation européenne. S’il a très vite dépassé les 100 millions d’utilisateurs, laissant croire à une relève assurée de X (ex. Twitter), les chiffres sont aussi très vite retombés et le manque de fonctionnalités essentielles perdure. Le terme Threads désigne ces longs fils de discussions - un post et les commentaires auxquels il donne lieu - apparus pour la première fois sur X.


Lire aussi : 

Blueskyredessine la veille en feeds (Bases N° 418 - oct 2023)

Les veilleurs face au déclin de X (Twitter) - Brève de veille de novembre (nov 2023)

La veille sur les réseaux sociaux s’annonce de plus en plus fragmentée (Bases N° 417- sept 2023)


Quelques spécificités par rapport à X :

  • La limite d’un post (appelé thread) est de 500 caractères et 5 minutes par vidéo,
  • Les publications peuvent être modifiées dans un délai de 5 minutes (uniquement le texte, pas les pièces jointes),
  • La description visuelle des photos et des vidéos pour les populations malvoyantes est automatique (mais modifiable),
  • Le nombre de mentions « J’aime » sur les publications peut être masqué,
  • L’insertion de sondages est prise en charge.

Lors de l’inscription, il est requis d’avoir un compte Instagram pour publier et interagir (voir Figure 1). Sans « Insta », on peut uniquement consulter des contenus et rechercher des comptes. Ce choix est réversible à tout moment, tout comme la possibilité d’avoir un profil public ou privé (cette deuxième option s’applique par défaut pour les moins de 18 ans). On peut en effet créer son compte en public (tout le monde peut nous voir et nous suivre) ou en privé.

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La vague d’outils IA pour l’Information Scientifique et Technique (IST)

Carole Tisserand-Barthole
N°
420
publié en
2023.12
2923
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ist | IA
La vague d’outils IA pour l’Information Scientifique et ... Image 1
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L’Information scientifique et technique intéresse particulièrement les développeurs d’outils IA. En 2023, nous avons repéré au total plus de 20 outils IA spécifiquement dédiés à l’IST. Voici un tour d’horizon, le plus complet possible, pour aider le professionnel de la recherche d’information et de la veille à y voir plus clair et comprendre quelle place leur donner dans son activité.

Si les outils IA dédiés à l’IST s’adressent avant tout aux chercheurs, nombre d’entre eux sont également adaptés aux pros de l’info. Leur promesse ? Gain de temps et augmentation de la productivité, aux niveaux de la recherche d’information, de l’analyse et de la rédaction.

Pour cela, ces outils proposent no­tamment les fonctionnalités suivantes :
  • Recherche dans la littérature scientifique ;
  • Recommandation d’articles ;
  • Résumé automatique et dialogue avec les documents ;
  • Extraction de données ou concepts.
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Les Business cases, une source d’information originale

François Libmann
N°
420
publié en
2023.12
2647
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Tags
information business
Les Business cases, une source d’information originale Image 1
Les Business cases, une source d’information originale Image 1

Les Business cases sont une source originale d’information sur des problématiques d’entreprises, des questions de management ou d’éthique. Si, dans quelques cas, l’accès à ces études appliquées au milieu des affaires est réservé au monde universitaire (enseignants et étudiants), très souvent, leur accès peut être ouvert à d'autres publics. On recommandera dans tous les cas de bien vérifier les droits d'auteur et les exploitations possibles.

Selon les sources, il existerait de 14 000 à 16 000 Business Schools dans le monde et toutes utiliseraient les Business cases, en français, « analyse de rentabilité » comme outil pédagogique. On parle aussi parfois de Cases studies mais ce terme est aussi employé dans d’autres disciplines, en particulier dans le monde médical.

Ces Business cases sont nés à la Harvard Business School dans les années 1920. Ils ont été créés par analogie avec les études de cas qui se pratiquaient à la Harvard Law School à partir des décisions rendues par les tribunaux. Dès l’année 1924, cet outil pédagogique a été largement utilisé à la Harvard Business School et s’est répandu dans le monde entier, même si l’on voit apparaître quelques remises en cause de cet outil.

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FOCUS IA : écrire avec l'assistance d'un outil d'IA

Céline Boileau
N°
420
publié en
2023.12
1756
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évaluation outils | livrables de veille | IA
FOCUS IA : écrire avec l'assistance d'un outil d'IA Image 1
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Même s’ils n’écrivent pas à votre place, les outils d’editing issus des IA génératives de texte peuvent être de précieux alliés pour titrer ou réécrire ses livrables. Parmi nos préférés, Headline Hero, Quillbot, Hemingway et TextCortex. À noter qu’ils sont tous à utiliser sur sa propre prose, et non à des fins de plagiat. Entre correction guidée et réécriture, ils proposent différents niveaux d’intervention. Voici les informations clés pour aider à choisir le plus pertinent pour soi.

Headline Hero, pour trouver le juste titre

HeadlineHero est le chouchou des rédactions américaines. Et même s’il est en anglais, il fonctionne aussi très bien en langue française.

Quelle que soit la nature du texte à titrer (analyse d’un livrable, revue de presse sous forme de newsletter, etc.), il suffit de se rendre sur le site internet, de copier un extrait de son texte sur l’espace réservé à cela (à droite de l’écran), choisir la longueur de son titre (le nombre de mots souhaité) et de cliquer sur Generate Headlines pour voir plusieurs propositions de titres apparaître à la place de son texte précédemment copié, qui s’est lui-même déplacé sous les titres (voir Figure 1).

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ARC Browser réinvente la navigation en ligne

Céline Boileau
N°
420
publié en
2023.12
2446
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Tags
évaluation outils | recherche Web | IA
ARC Browser réinvente la navigation en ligne Image 1
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Depuis quelques mois, un nouveau navigateur baptisé Arc est souvent évoqué comme une alternative à Chrome non seulement crédible, mais salutaire. Nous avons donc testé ce nouveau navigateur, accessible jusqu’alors à tous les utilisateurs de Mac, rejoints depuis ce mois-ci par les premiers utilisateurs de Windows PC inscrits sur liste d’attente. Spoiler : on a très vite oublié Chrome.

Le navigateur Arc a été créé par The Browser Company, une société américaine créée en 2019 qui réunit d’anciens salariés d’Instagram, Amazon, ou encore… Google Chrome. Josh Miller et Hursh Agrawal, de leur côté, avaient revendu une précédente startup à Facebook en 2014.

Comme beaucoup de professionnels de la veille, on a déjà testé de nombreux navigateurs, mais le nombre d’extensions utilisées sur Chrome uniquement ne rend pas le départ aisé. Or, c’est un premier frein important levé par Arc.

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Les sources qu’il faut savoir « mettre en veilleuse »

Carole Tisserand-Barthole
N°
419
publié en
2023.11
5338
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professionnel de l'information
Les sources qu’il faut savoir « mettre en veilleuse » Image 1
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L’infobésité des sources est un défi de plus en plus difficile à gérer, pour un veilleur comme pour tout un chacun. L’une des pistes possibles pour en sortir passe par une méthode de « mise en veilleuse » basée sur l’intelligence des sources que nous développons dans cet article.

Les veilleurs, même s’ils s’appuient toujours sur une sélection de sources et qu’ils s’évertuent à extraire des signaux et du sens au milieu du brouhaha ambiant, n’échappent pas à l’infobésité actuelle.

Il y a toujours plus de sources poten­tiellement pertinentes, toujours plus de contenus pertinents et d’outils pour repérer ces sources et ces contenus. Sans compter que nombre de ces sources et outils rajoutent sans cesse de nouvelles contraintes techniques à prendre en compte, ce qui se révèle souvent chronophage.

Ainsi, malgré nos efforts pour revoir les processus et les sources régulièrement, une veille, quelle qu’elle soit, a vite fait de demander de plus en plus de temps, mois après mois et année après année sauf si le sujet qu’elle traite tombe en désuétude.

Et il y a toujours cette angoisse de passer à côté d’une information vraiment importante qui viendrait jeter le discrédit sur la qualité de la prestation de veille dans son ensemble et les compétences du veilleur. On a alors vite tendance à tomber dans une quête d’exhaustivité que l’on sait pourtant vaine.

Pourtant, on ne le sait que trop : « trop d’info tue l’information » et on prend le risque de ne même plus voir une information clé qui est pourtant sous nos yeux.

Il faut réussir à refaire place nette et se recentrer sur l’essentiel en séparant les sources clés de celles de second plan.

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FOCUS IA : trois outils IA pour maximiser vos présentations et livrables de veille

Céline Boileau
N°
419
publié en
2023.11
2638
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livrables de veille | IA
FOCUS IA : trois outils IA pour maximiser vos présentations ... Image 1
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Microsoft vient de mettre à disposition du marché européen son offre IA adaptée à sa suite Office et son tarif, 30 €/mois/personne, n’est pas négligeable pour un service de veille.

Voici donc trois alternatives freemium, soit pour modifier des présentations existantes grâce à l’IA, soit pour générer des présentations entières en un prompt. Le tout sans alourdir son budget.

Bien sûr, si une présentation peut désormais être générée en un prompt, l’IA ne fait pas tout le travail à sa place, mais elle donne une base visuellement attractive, structurée et quelques idées pour enrichir son propre travail.

Ceci, afin de réaliser une présentation commerciale valorisante de son offre en interne ou à l’externe, ou bien de pré­senter son produit final, qu’il s’agisse de chiffres de marché, de suivi de tendances, d’ana­lyse comparative ou tout simplement d’un résumé des résultats de sa veille.

Plus AI, le plus intelligent

Plus AI est un add-on (une extension) qui s’installe dans Google Slides. On l’installe via la Google Workspace Marketplace. Ensuite, on y accède depuis un nouveau document sur Google Slides, en cliquant sur « Extension », ce qui ouvre une nouvelle fenêtre de création de slides (ou diapositives).

Pour commencer une présentation, il existe premièrement plusieurs options : générer une présentation complète à partir d’un prompt, insérer un texte préalablement rédigé ou procéder à la création de slides individuelles. Deuxièmement, on choisit le style : commercial, webinaire, cours en ligne, etc.

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